Iran: 40 Ans De Theocratie [MP3 128 Kbps]-.FranceCulture.

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(¯`·._.·[  Iran: 40 Ans De Theocratie  ]·._.·´¯)


Iran : anniversaire de la Revolution islamique de 1979 & denonciation des declarations du president des Etats-Unis D. Trump au sujet de l’Etat musulman, 10 fevrier 2017, Teheran. Portraits du guide supreme chiite  Khomeini & de Khamenei, actuel guide




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Nom de l'Auteur : 
Titre de l'album : Iran : 40 ans de theocratie
Genre du podcast : Culture/Politique/Societe/
Date de sortie :   09/02/2019 

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40 ans apres la revolution, le regime iranien qui se veut un modele d'Islam politique, version chiite, se heurte a une population retive, voire en colere. Teheran affirme ses ambitions hegemoniques au Moyen-Orient. Comment expliquer ce decalage, affaiblissement a l'interieur et puissance a l'exterieur?
Bernard Hourcade, geographe specialiste de l'Iran, directeur de recherche emerite au CNRS. Il vient de prefacer Iran, revolution de Michel Setboun, photographe de guerre lors de la revolution iranienne, publie aux Arenes dans la collection BD. Il a egalement publie Geopolitique de l'Iran : les defis d'une renaissance chez Armand Colin en 2016. 


"Ne pas oublier que la revolution s'est faite en 1977-78 autour des droits de l’Homme que pronait Carter, de la liberte, de l’independance, de la fin de l’imperialisme. Les intellectuels de gauche, les liberaux, les marxistes, les communistes et les nationalistes etaient la, ils ont fait la revolution en Iran. Ne pas oublier que Khomeini est arrive le 1er  fevrier 1979 pour conclure un evenement, mais l'evenement s'est passe a Teheran…C’est l’ayatollah Khomeini effectivement qui s'est impose, parce qu'il n'y avait pas d'autres alternatives sur le marche politique. C’est l’ayatollah Taleghani, notamment qui a organise les grandes manifestations populaires, qui a arme les gens dans la rue, qui a vraiment fait la revolution populaire."


"Quand le shah s'en va le 16 janvier 1979 (…) ce n'est pas Khomeini qui prend le pouvoir, ce n'est pas l'islam qui prend le pouvoir, c'est un groupe social hierarchise, une profession, celle du clerge, des oulemas, des mollahs, qui etait capable provisoirement —c’etait l'idee au depart — de remplacer un etat faillant..."
Armin Arefi, journaliste franco-iranien aux pages internationales du magazine Le Point, il vient de publier chez Plon Un printemps a Teheran : la vraie vie en Republique islamique.  Il y avait le slogan extremement interessant ni Gaza ni Liban, je sacrifie ma vie pour l'Iran(decembre 2017). A l'heure ou le pays est a l’apogee de sa puissance militaire, il y a quand meme cette pomme de discorde a l'interieur du pays, de cette population qui remet en cause les victoires de l'Iran sur la scene regionale. 
Les etudiants manifestent aujourd'hui a Teheran aux cris de "A bas la dictature", rejoignant le grand mouvement de protestation des villes en #Iran contre la vie chere et la dictature religieuse #FreeIran#Iranprotests@francediplopic.twitter.com/HCGjoTOzhh
— csdhi.org (@CSDHI) December 30, 2017

C'est vrai que moi ce qui m'a surpris, il y a 10 ans et jusqu'a aujourd’hui, c’est cette dichotomie, cette opposition, meme, entre la majorite de la population et surtout de la jeunesse, vis-a-vis de ceux qui les gouvernent. Mais attention, etre oppose ne signifie pas vouloir faire la revolution, car se pose aujourd'hui la question de l'alternative.
Cette jeunesse, aujourd’hui, ce sont les enfants de ceux qui ont fait justement la revolution. Ce qui m'a surpris, c'est qu'ils leur demandent, pourquoi avez-vous fait la revolution avec les resultats qu'on a aujourd’hui? C'est vrai qu'ils plongent leurs parents dans un certain embarras, parce qu'ils ont fait la revolution pour aller vers la democratie, que l'Iran conserve son independance et c'est vrai qu'il y a aujourd'hui, a les entendre, des lendemains qui dechantent.


Clement Therme, Chercheur a l'International Institute for Strategic Studies (IISS). Il a publie sa these sous le titre, Les relations entre Teheran et Moscou depuis 1979 (aux editions PUF en 2012) et il a preface l’ouvrage de Lelia Rousselet, Negocier l'atome : les Etats-Unis et les negociations de l'accord sur le nucleaire iranien, publie en 2017 aux editions de l'Harmattan. Il a recemment publie  un article sur les relations Iran-Russie dans le Middle East Journal.

"C’est une economie politique qui est basee sur le clientelisme, donc, il y a ceux qui ont acces et ceux qui n’ont pas acces a l’interieur du systeme. Donc les regles ne s’appliquent pas a tous. Et c’est une societe de defiance pour l’economie. C’est le pire : non seulement, il y a le risque politique, mais il y a l’incertitude et l’absence de confiance dans l’avenir. Donc la il y a un vrai defi. Et leprobleme, c’est que le systeme a tendance a se replier sur ses propres clienteles, dans un climat de tensions avec une partie de la population, et donc, on a un renforcement de l’Etat profond, des services secrets qui dominent. On se demande parfois si il y a un controle politique, car les reseaux informels sont lies aux services de securite. Mais s’il y a trop d’informel, c’est dangereux aussi pour la Republique islamique. On le voit dans la lutte contre la drogue, ou il y a des espaces de corruption dans l’Etat, mais il ne faut pas que ces espaces gagnent trop de place dans l’Etat. Donc il y a une regulation, mais c’est vrai qu’en temps de tensions, on observe un renforcement des radicaux."

"Les pragmatiques et les reconstructeurs (comme on les appelait dans les annees 1990) pensent qu’il faut avoir des relations economiques avec les Etats-Unis pour assurer la survie de l’Etat. C’est la dimension pragmatique de la Republique islamique, la raison d’Etat, on pourrait dire, mais en meme temps, ce n’est pas au prix du sacrifice
de l’heritage ideologique de l’ayatollah Khomeini... D’ou la desillusion, parce que pour la population, il y a une fatigue des slogans revolutionnaires, mais le systeme tient. C’est l’adhesion a ces valeurs. On le voit meme dans le code vestimentaire des gens qui travaillent pour ce regime. Ils s’habillent d’une maniere particuliere par rapport au reste de la population. Donc, cela va tres loin cet effet d’identification par les vetements, par
l’adhesion aux valeurs de Khomeini."

"L’Europe essaye de contrebalancer les effets negatifs de la politique americaine, pour tenter de maintenir les moderes a flot en Iran, en creant un systeme un peu bureaucratique pour faire du commerce avec l’Iran, mais qui ne va concerner qu’un milliard de dollars de marchandises. Donc on voit que l’Europe a une marge de manœuvre tres faible, parce que les interets qui guident l’Europe avec les Etats-Unis sont beaucoup plus grands que ceux qui guident l’Europe avec l’Iran."
Laurence Daziano, economiste, maitre de conferences a Sciences Po et membre du Conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique. Elle a publie Les pays emergents : Approche geo-economique chez Armand Colin en 2014. Elle vient de publier avec Bertrand Badre, "A Second Chance to Fix Finance" pour le magazine Project Syndicate, le 4 fevrier  2019.

"On peut dire que la revolution iranienne est un echec economique. C'est une economie rentiere, basee sur le petrole et le gaz (l'Iran est le 3e producteur) qui a ete confisquee par les partisans du regime et qui a entraine une pauperisation tres importante. L'inflation et le chomage sont tres importants. Avec les sanctions, le taux decroissance ne cesse de descendre"




Qui va succeder au Guide supreme, Ali Khamenei ? 

Le guide supreme, Ali Khamenei, age de 79 ans, est malade et la bataille pour sa succession vient d’etre relancee…

Il est age de 79 ans et il souffre d’un cancer, mais sa succession reste un sujet tabou en Iran depuis que l’heritier presume de Khamenei etait tombe en disgrace dans les annees 80.
Ali Khamenei croyait avoir trouve un successeur ideal avec l’Ayatollah Mahmoud Sharoudi, sauf que ce dernier, lui aussi gravement malade est decede le 24 decembre dernier. Il avait le bon CV, nous explique la revue Foreign policy : un personnage cle du systeme iranien,  disposant d’un acces illimite au sommet du pouvoir. 


« Son avantage incomparable qui faisait de lui un guide supreme potentiel reposait autant sur les bonnes relations qu’il entretenait avec toutes les factions politiques de l’establishment iraniens que sur cette image de continuite qu’il incarnait » explique Foreign policy
Consequence, poursuit la publication americaine,
« Sa mort precoce non seulement rebat les cartes de la succession de Khamenei, mais risque aussi de polariser la lutte de succession et de provoquer plus d’instabilite en Iran ».

Qui sont les pretendants ?

Ils sont deux, auxquels on peut sans doute ajouter le fils de Ali Khameney, Mojtaba Khamenei, que son pere pourrait etre tente de pousser,meme s'il est encore un peu jeune, pas encore 50 ans. Une lettre d’information hebdomadaire americaine Critical Threat vient de publier les portraits de ces deux candidats a la succession de Khamenei.
Le premier s’appelle Sadegh Larijani, son nom est connu, puisqu’il s’agit du frere du president du parlement, Ali Larijani. Selon  cette lettre d’information, Ali Khamenei vient de le nommer a deux fonctions importantes en remplacement de Sharoudi.
D’abord, au  sein du Conseil de discernement, une instance qui compte 39 membres et qui est chargee de conseiller le Guide supreme, et puis Larijani a rejoint egalement le Conseil des Gardiens de la Constitution, un cenacle plus restreint de religieux et de  juristes.
Selon le site americain, Larijani , age de 57 ans, continue pour le moment d’exercer sa fonction a la tete de l’appareil judiciaire iranien,il est aussi membre de l’assemblee des experts, une instance influente car c’est elle qui est en charge de nommer ou revoquer le guide supreme. 
Comme le constatent les auteurs de l’article, Larijani se retrouve aujourd’hui dans une position remarquable pour succeder a Sharoudi. 
Mais il part aussi avec un handicap : Sadgeh Larijani est ne de parents iraniens a Najaf, en Irak, et son lieu de naissance risque de devenir problematique, note le journal, meme si la constitution iranienne n’oblige pas le guide supreme a etre ne en Iran. Or ces derniers temps, ecrivent les auteurs, on a assiste a une montee de sentiments anti-arabes et notamment anti-irakiens parmi les iraniens, ce qui ne joue pas en faveur de Larijani. 
Autre handicap : il est aussi accuse par une enquete americaine d’avoir proceder a des violations des droits de l’homme contre des Iraniens l’an dernier, lors de manifestations contre le regime et en decembre dernier, il a ete la cible de protestations en province, montrant son impopularite, precisent les auteurs.

Il y a donc un favori ?

L'autre dirigeant pressenti et qui fait figure de favori, est lui aussi un habitue des cenacles du pouvoir. En realite, ce n’est pas la premiere
fois qu’Ebrahim Raisi est considere comme un futur guide supreme potentiel. 

Mais voila, en 2017, sa defaite a l’election presidentielle de 2017 face a Rohani semblait avoir enterre ses chances. Or avec la mort de Sharoudi, son nom circule a nouveau au point que cet ultra conservateur de 58 ans, ancien eleve  de Khamenei, et qui siege actuellement a la tete de la fondation Astan Quds Razavi,  pourrait meme, ecrit le site Aljazeera, remplacer Sadeq Larijani a la tete de la justice du pays. 
Une promotion qui le placerait en position favorite pour devenir calife a la place du calife ou plutot guide supreme a la place d’Ali Khamenei. 
Ce qui est certain c’est que l’actuel titulaire de la fonction veut controler le processus de nomination. 
Dans un texte publie au mois d’octobre, dans lequel il trace sa vision pour les 50 prochaines annees, Ali Khamenei evoque le maintien aupouvoir d’un « guide competent, courageux et juste. Alors que ce soit Larijani ou de Raisi, ce qui est sur, conclut l’article de Critical Threats : 
"ces deux candidats ne sont pas rassurants pour les interets americains".   



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Hebergeur : SeedBox
Format : MP3
Bitrate Audio : 128 Kbps
Presence des Covers : Non
Nom de la release : Iran_-_40_Ans_De_Theocratie_128Kbps-.FranceCulture.
Taille totale : 54,16 Mo

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Total du post: 54,16 Mo

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